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Recherche et Dessin

Colloque18 mai 13:00 - 18:30

par Sandra JacquierCité du design
Auditorium de l’Esadse
rue Marius Patinaud
42000 Saint-Étienne


Inscription gratuite mais obligatoire :
Présentiel et/ou webinaire


13h00 – Accueil des participants


14h00 – 14h20

Ouverture des journées

Éric Jourdan, directeur de l’École supérieure d’art et design de Saint-Étienne
François Quintin
, délégué aux arts visuels, Direction Générale de la Création Artistique, ministère de la Culture
Denis Declerck, sous directeur en charge des enseignements spécialisés et supérieurs et de la recherche, Direction Générale de la Création Artistique, ministère de la Culture


14h20 – 15h00

Introduction

 Présentation de la journée et positionnement de la thématique par Olivier Peyricot
 Orientations et questionnements sur les liens qui se tissent entre dessin et recherche design.

Olivier Peyricot, designer, directeur du pôle recherche de la Cité du design, Saint-Étienne. Commissaire général de la 10e Biennale Internationale Design Saint-Étienne 2017 Working promesse, les mutations du travail, Directeur scientifique de la 12e Biennale Internationale Design Saint-Étienne 2022 Bifurcations, commissaire des expositions Née dans les fougères 2015, Panorama des mutations du travail 2017, Dépliages 2019, Autofiction 2022.


Vidéo Entretien avec Claude Imbert
Mise en perspective de la thématique par Claude Imbert via un entretien avec Claire Brunet 

Claude Imbert est une philosophe et logicienne française. Traductrice de Gottlob Frege, elle est professeure émérite à l'École normale supérieure.


15h00 – 16h00

Table ronde 1 : Dessin de production

Patrick Beaucé, Laure Brayer, Jürg Lehni, Adrien Vasquez, Gilles Rouffineau (modération)

Le design comme processus de production déploie une palette d’outils dont une partie est à son tour designée pour mieux répondre aux fluctuations des modes de productions. Que l’on parle des suites de logiciels de dessin qui permettent d’ancrer le processus sous l’égide d’une pixellisation et d’une vectorisation générique et multiple du projet, de la phase initiale (esquisse) à la phase production (industrialisation), il est ainsi un commun numérique qui habille tout le processus. Ce processus interroge les créateurs et chercheurs sur sa linéarité : qu’est-ce que cela dit de nos dépendances à la machine et à son logiciel ? Quelles sont les failles ? Quelles sont les modes « bifurquants » nécessaires pour aboutir le projet de création ?
Autre entrée liée aux processus de production : le travail en chaine, du donneur d’ordre aux exécutants et sous-traitants divers dans un temps de production contraint. Apparait ici le dessin comme objet de conception et de médiation, sous-traité à un tiers : auteur mais aussi machine, automate de reproduction, etc. Les modes d’interprétation, les enchevêtrements entre écriture singulière et exécution collective du projet renvoie aux modes de collaboration à l’œuvre dans le dessin. Il n’y aurait que des dessins à plusieurs mains. Le projet comme composite.


Patrick Beaucé est designer, professeur a l'école supérieure d'art et de design de Nancy. Dans le domaine de l’architecture et du design, il a travaillé au développement et à l’application des concepts avancés (paramétrisation, associativité, etc.) de la conception et fabrication assistée par ordinateur (CFAO) . Il a fondé avec Bernard Cache l’agence d’architecture et de de design et l' atelier de production Objectile Production  (1995–2011). Il dirige plusieurs projets de recherche, toujours étroitement liés à la pédagogie et à l’enseignement ainsi qu’à leurs contextes territoriaux, au sein du DM-lab , le laboratoire du design des milieux de l'ENSAD Nancy.

Laure Brayer est architecte et docteure en architecture. Elle est enseignante à l’ENSAG dans le champ des Arts et Techniques de la Représentation, et chercheure au sein du laboratoire AAU-CRESSON (UMR Ambiances, Architectures, Urbanités). Ses recherches s’intéressent aux expériences sensibles des transformations spatiales contemporaines et à leurs représentations plurielles. À partir d’enquêtes in situ auprès d’habitants, ses travaux s’attellent à fabriquer des objets graphiques intermédiaires (cartes sensibles, transects, films, expositions…) permettant d'élaborer le récit des lieux et la mise en débat des pratiques et des projections. Ils interrogent        ainsi l’articulation entre médiation, critique et projet.

Jürg Lehni (né en 1978 à Lucerne, vit et travaille à Londres et à Zurich) est designer indépendant, artiste et développeur. Exposant de part le monde, Jürg Lehni crée des plateformes et des scénarios de production et de recherche. Jürg Lehni travaille et orchestre les potentiels du numérique, de l'analogique et du technique. Ainsi son travail s'insère pleinement dans une réflexion sur internet, les logiciels, le mix-media, mettant en exergue leurs potentiels artistiques. Il réinvente les usages avec et au travers la programmation, créant de nouveaux espaces et de nouvelles modalités pour le dessin.

Adrien Vasquez (vit et travaille à Londres) est designer graphique et dessinateur de caractères typographiques. Depuis 2011, il travaille avec John Morgan, avec lequel, en 2017, il co-fonde une fonderie typographique, Abyme, afin de distribuer leurs caractères et de travailler sur des éditions d’objets et multiples en collaboration avec des artistes et designers. Diplômé de l'ESAD Valence, il y enseigne aujourd'hui le dessin de caractères. La recherche et la réponse à une commande son étroitement liées dans sa pratique. La richesse de ses interventions tient à la transversalité de ses lieux et modes d'expression tout autant qu'à la variété de l'iconographie convoquée.

Gilles Rouffineau, photographe de formation, est enseignant en option design graphique à l'École Supérieur d'Art et Design • Grenoble • Valence. Chercheur associé à l’équipe d’accueil 7472 Pratiques et théories de l’art contemporain de l’Université Rennes 2, il s’est impliqué dans la recherche à travers plusieurs lignes de recherche (Art et Programmation, Basse Def.,  Enjeux du design graphique) avec l'ESAD • Valence où il a codirigé avec Annick Lantenois l'Unité de recherche “Il n'y a pas de savoirs sans transmission”. Ses publications concernent la photographie, le design graphique et les éditions numériques (Éditions off-line, Projet critique dpublications numériques, 1989-2001, Paris, B42, 2018)


16h00 – 16h30

Esquisse 1

Baptiste Meyniel : Outils à dess(e)ins
Samantha Zannoni : Convertisseurs sonores visuels
Charlotte Goffette : Utiliser le dessin comme une ancre


Baptiste Meyniel est diplômé de l'Ensci - les Ateliers en création industrielle (2017), de l'École normale supérieure Paris-Saclay et agrégé en design (2015). Au cours de son projet de diplôme de l'Ensci Baptiste développe une démarche empirique en s'interrogeant tour à tour sur la mise en mouvement du regard, sur la mise en forme par l'outil, sur ce que la matière dessine et sur ce que l'on projette dans la matière. De ce processus, et dans un rapport étroit au mouvement et au geste, découleront trois propositions : des outils à dessin, des formes libres et des lampes. Aujourd'hui, il poursuit sa recherche au sein du programme doctoral SACRe à l'EnsadLab, en articulant sa réflexion autour de la question des automatismes au sein du processus de création en design. Baptiste termine actuellement sa résidence de recherche au CIRVA (Centre International de Recherche sur le Verre et les Arts plastiques) après avoir été lauréat de l'appel à projet lancé par l'institution en 2019. »

Samantha Zannoni, actuellement étudiante en 1re année du DSRD à l’Esadse, elle a obtenu en 2021 le DNSEP mention design graphique à l’Esad Grenoble Valence (site de Valence). Elle a une pratique du code, du dessin et de la publication sous forme numérique ou papier. Elle est co-éditrice du projet StockoZine, un fanzine collaboratif et participatif. Son mémoire « Écrire le dessin » lui a permis de découvrir de nombreux acteurs du dessin programmé et d’enrichir sa pratique personnelle autour de la question du dessin et du code, deux notions motrices dans son travail. 

Charlotte Goffette est une jeune artiste-designer belge, diplômée de l’Esadse et de l’Esad d’Orléans. Son travail oscillant entre la recherche et les récits, questionne notre manière de cohabiter avec d’autres formes de vie. En 2020, son projet la Cité d’Avel l’a amené à intégrer le 3e Cycle de l’Esadse. En 2022, elle est résidente aux Ateliers Médicis. Par ailleurs, pour la Biennale Internationale Design Saint-Étienne 2022, elle développe Les Anémois, une assise qui vulgarise la rose des vents de Saint-Étienne.


16h30 – Pause


16h40 – 17h40

Table ronde 2 : Disparition du dessin & contre-pratiques ? Radicaux & spéculatifs…

James Auger (vidéo), Nathalie Bruyère, Catherine Geel, Olivier Peyricot, Claire Brunet (modération)

On connait l’appétence du design spéculatif ou plutôt du critical design, tel qu’il est pratiqué à ses prémices (entre 1995 et 2000), pour le design radical italien. Des scénarii de Superstudio à la vidéo scénarisée de Sottsass au MoMA (1972) aux images et aux « produits » du design fiction où se loge la réalité du dessin ?
Pourquoi dans un cas semble-t-il faire projet ? Et pourquoi dans l’autre cas, semble-t-il disparaître, quand un colloque comme celui de la Barttlet UCL (Drawings Futurs, nov. 2016) semble montrer sa pertinence ou sa nécessité ?
Le dessin dans le cadre du projet qui manie utopie, dystopie ou uchronie et celui pratiqué par les contre-cultures des années 1960-1970 éclaire-t-il la généalogie qui relie le design radical et ses méthodologies de design de papier (à partir des années 1965/68) jusqu’à l’éclosion des premières réflexions d’Anthony Dune (1999) dans les années 2000 qui semble proposer une disparition du dessin ? C’est ce paradoxe qui sera exposé et discuté.


James Auger, est designer, directeur du département Design de l’ENS Paris-Saclay et co-directeur du CRD. Il est le co-directeur (avec I. Mitrovic,  J. Hanna et I. Helgasson) de l’ouvrage paru récemment : Beyond Speculative Design :Past-Present-Future, Split : SpeculativeEdu, University of Split

Nathalie Bruyère
, en 1998, fonde POOL products avec Lorenz Wiegand suite à sa formation à la Domus Academy en 1994, puis l’agence Design &Architecture (Duffau&Associes). L’agence allie son travail à de la recherche au travers de l’association Ultra Ordinaire. L’objectif est d'explorer la production au travers des nouvelles technologies et des outils de fabrication pour des projets situés dans des milieux spécifiques, au travers du standard ouvert. A l’isdaT elle est responsable de la recherche sur Global Tools. La publication d'un livre sur ce travail est en cours (parution en 2022) avec le philosophe Victor Petit.

Claire Brunet est maître de conférences en philosophie et chercheure au Centre de recherche en design Ens Paris-Saclay- Ensci-Les Ateliers dans l’axe histoire du design. Publications récentes : direction avec Elie During du numéro de Critique «Archi-Design » ( Septembre 2021), et « Une anatomie réelle. Germania de Hans Haacke (Pavillon allemand, Biennale de Venise1993) », in D. Bihannic, B.Gabillon, O. Koettlitz, J. Le Creurer, A. Maillard (dir.) Empavillonner, ((Athom, 2021).

Catherine Geel est historienne du design, enseigne à l’ENS paris-Saclay, à Sciences po Paris et à l’Ensad Nancy. Chercheure au Centre de recherche en design EnsParis-Saclay-Ensci-Les Ateliers, elle est membre de conseils scientifiques dont la revue bilingue de recherche franco-suisse Raddar. Elle est aussi commissaire d’exposition et éditeur. Ses sujets de recherche sont principalement la période radicale italienne, l’histoire des expositions et le fonctionnalisme américain critique de George Nelson. Elle a été fondatrice et co-directrice du département Applied Art au Sandberg Instituut – Master de la Rietveld Academy –Amsterdam, Pays Bas (2011-2015), et co-fondatrice du Festival Design Parade et de sa programmation (2003-2011).

Olivier Peyricot est designer, directeur du pôle recherche de la Cité du design, Saint-Étienne. Commissaire général de la 10e Biennale Internationale Design Saint-Étienne 2017 Working promesse, les mutations du travail, Directeur scientifique de la 12e Biennale Internationale Design Saint-Étienne 2022 Bifurcations, commissaire des expositions Née dans les fougères 2015, Panorama des mutations du travail 2017, Dépliages 2019, Autofiction 2022


17h40 – 18h00

Esquisse 2

Eddy Terki : Le dessin comme témoignage
Rose Dumesny : Abécédaire de mouvement
Armelle Antier : Le dessin a pris


Eddy Terki est designer graphique et d’espace basé à Saint-Ouen et Saint-Denis. Son travail s’articule autour de questions liées à l’identité d’un territoire, aux habitant.e.s, aux langues et à la pédagogie (outils didactiques). Ses projets graphiques se dessinent entre mouvements, geste d’écriture et espace. Au fil des années, Eddy a développé une démarche l’amenant à créer via différents formats d’interventions entre résidences et commandes graphiques. L’ensemble décrivant un travail contextualisé et ancré sur des territoires situés.

Rose Dumesny est docteure en Sciences de l’information et de la communication mention design et designer d'interaction. Diplômée de l’ENSAAMA en design de produit, elle a ensuite mené sa thèse entre l’Université de Nîmes et Orange Labs. Ses recherches portent sur la manière dont le design peut créer des médiations sensibles au numérique, permettant à chacun de s’approprier et de comprendre les systèmes complexes. Elle travaille aujourd'hui au sein d'une équipe de chercheurs intégrée à frog design autour notamment des impacts de l'IA.

Armelle Antier est architecte d’intérieur et dessinatrice, diplômée de l’École des Arts Décoratifs de Paris. Son projet de diplôme, «Je veux bien d’un monde où les architectes ne construisent plus», questionne le rôle de l’architecte en proposant des modes d’action alternatifs à la construction/déconstruction/destruction. A travers l’étude et le relevé habité de logements collectifs, elle propose un mode d’investigation plus doux et plus progressif que le chantier pour améliorer la qualité de vie des habitants.


18h00 – 18h20

Conclusion Grand témoin

Sophie Pène  est commissaire de l’exposition Le Monde Sinon Rien (Biennale du design de Saint-Étienne 2022), exposition dédiée aux transformations des écoles de création sous la poussée des étudiants, lucides sur les mutations sociales et écologiques. Professeure en sciences de l’information et de la communication à l'université de Paris (2005 -2021), elle est membre du Conseil National du Design (2021-2023). Elle a été membre et vice-présidente du Conseil national du numérique (2013-2017),  de la Fabrique de l’industrie et du Conseil scientifique de l’institut Mines Telecom.

18h30-22h00
Lancement de Problemata
La Plateforme digitale des chercheurs et des étudiants
Espace Bifurquant
Informations et inscription


Ce colloque est co-organisé par le Ministère de la Culture et la 12e Biennale Internationale Design Saint-Étienne

par Sandra JacquierCité du design
Auditorium de l’Esadse
rue Marius Patinaud
42000 Saint-Étienne


Carte complète

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