Les écoles au cœur des expos

La Chine s'avance

Détail de l'affiche de la première Biennale (1998)
À l'origine de la Biennale et depuis ses débuts, l'École supérieure d'art et design de Saint-Étienne invite les écoles du monde entier. Cette année, la Chine est à l'honneur.  

La première Biennale Internationale Design, en 1998, a construit sa programmation sur l'invitation faite aux Écoles supérieures d'art partenaires de celle de Saint-Étienne, à présenter les travaux de leurs ateliers. Designing common ground en était déjà le sous-titre implicite : comment, à travers les productions artistiques des écoles de par le monde, identifier un terrain commun, celui du design, avec les valeurs de la création, de l'échange international, de la liberté d'expression et de l'accueil des différences. L'invitation aux écoles partenaires dans la Biennale est devenue depuis une tradition plus ou moins vivante, plus ou moins cadrée. Il m'importait particulièrement, en replaçant l'école au cœur des expositions, de raviver pour tous, cette invitation. Et de célébrer les 20 ans de la Biennale dans sa dimension collective et internationale originelle.
 
L'invitation faite à la Chine de présenter « son » design a fourni l'occasion de centrer cette invitation 2019 sur l'abondante actualité des échanges entre les écoles occidentales, principalement les écoles françaises, avec la Chine.
Les grandes écoles d'art chinoises, créées au début du XXe siècle, comme Central Academy of Art (CAA) de Hangzhou, ou Central Academy of Fine Arts (CAFA) de Pékin furent fondés et/ou nourries par des artistes formés en France, pays qui reste dans le stéréotypes chinois « le pays des Beaux-Arts et du romantisme ». Depuis plus de vingt ans, les écoles françaises accueillent en nombre, et avec succès, de jeunes chinois pour une formation initiale, ou une seconde formation.
Cet accueil s'est transformé ces dernières années en opportunité pour nos élèves de s'ouvrir aux pratiques de ce grand pays, et de se frotter au laboratoire social et urbain qu'est la Chine contemporaine, autant qu'à son prestigieux héritage dans le domaine des métiers d'art. Pour les jeunes designers, dont la posture est d'inventer le monde de demain, il ne s'agit pas d'un modèle, mais d'un décentrement salutaire des problématiques liées à la culture européenne.
D'abord formateurs des jeunes artistes et designers chinois, nous nous sommes également transformés en acteurs de l'expansion culturelle de la Chine, ouvertement revendiquée par la politique nationale. De la Coursive, classe préparatoire internationale de l'ESADSE, à Offshore, résidence post-diplôme à Shanghaï pilotée par l'ENSBA de Nancy, les écoles françaises sont de plein pied dans les réseaux mondiaux de la création, et du design : cette Biennale 2019, comme la Biennale de 1998, en témoignent.
Claire Peillod, directrice de l'ESADSE

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